La production mondiale de cuivre en hausse en 2018

Les plus grands producteurs de cuivre au monde, à savoir l’Indonésie, le Chili, la République Démocratique du Congo (RDC) et la Zambie, ont enregistré, selon l’International Copper Study Group (ICSG), une production du métal rouge en nette croissance, soit 5,7 % plus que celle des 5 premiers mois de 2018 (en glissement annuel). La production mondiale du métal utilisé comme baromètre de la croissance économique mondiale a augmenté de 5,7 % (en glissement annuel), soit une bond d’environ 450 000 tonnes, tandis que la production des concentrés a augmenté de 5,5 % (en glissement annuel) et celle par extraction par solvant et électrolyse (SX/EW) a augmenté de 6 % sur un an.

(L’Extraction par solvant et l’électrolyse (SX/EW) sont un procédé hydro-métallurgique en deux étapes qui consiste à extraire et enrichir les ions de cuivre des solutions de lixiviation de faible concentration et les porter dans un solvant contenant un produit chimique qui réagit de manière sélective avec le cuivre et l’attache au solvant. Le cuivre est extrait du solvant à l’aide d’un acide aqueux fort, qui le dépose ensuite par électrolyse (extraction électrolytique) comme cuivre pur sur des cathodes. Le procédé SX/EW est surtout connu pour son utilisation par l’industrie du cuivre, où il représente 20 % de la production mondiale, mais la technologie est également appliquée avec succès à un large éventail d’autres métaux, notamment le cobalt, le nickel, le zinc et l’uranium.)

L’augmentation de la production de cuivre s’explique par la baisse de production au cours de la période correspondante en 2017 au Chili et en Indonésie.

La production de la plus grande mine de cuivre au monde, Escondida au Chili, a augmenté de 13,5 % au cours des premiers mois, soit jusqu’au mois de mai 2018, malgré quelques obstacles, notamment les grèves entre février et mai. La production de Codelco s’est considérablement améliorée cette année.En Asie, la production de l’Indonésie a progressé de 43 % (en glissement annuel) au cours des cinq premiers mois, soit jusqu’au mois de mai, par rapport à celle de 2017 qui était sous le coup de l’interdiction temporaire des exportations de concentrés sur une période allant de janvier à avril.

Les chiffres de la production mondiale de cuivre sont aussi au vert, suite à une augmentation de 12,5 % de la production (SX/EW) en République Démocratique du Congo et 13 % en Zambie, en raison de la reprise des activités des unités temporairement fermées. La Zambie a amélioré ses prévisions de production en raison de l’amélioration considérable de la production d’électricité dopée par la capacité hydroélectrique de ce pays d’Afrique australe. Les principaux acteurs en RDC et en Zambie sont les filiales de Glencore Corporation, opérant dans la ceinture de cuivre africaine.

La croissance globale de la production de cuivre a été partiellement compensée par la baisse de la production de certaines mines au Canada (-8,5 %) et aux États-Unis (-10 %).La comparaison de la production par région indique que l’Afrique a été le plus grand contributeur avec 11 %, l’Océanie 10 %, l’Amérique latine 8,5 %, l’Asie 6 % et l’Europe 3,5 %, sur fond d’une baisse de 7,5 % en Amérique du Nord.

Pendant ce temps, la production mondiale de cuivre raffiné a augmenté de 2 % en glissement annuel au cours des cinq premiers mois de cette année, selon l’ICSG, soit une croissance de la production primaire (électrolytique et extraction électrolytique) de 0,5 % et de la production secondaire de 9 % (scrap). L’utilisation mondiale apparente de cuivre raffiné a augmenté d’environ 1,1 % au cours des cinq premiers mois de cette année, la Chine étant le principal contributeur à la croissance. La demande a également augmenté en Inde et dans l’Union européenne, mais a diminué au Japon et aux États-Unis.

Au cours des cinq premiers mois de cette année, le solde mondial du cuivre affiné, ajusté pour tenir compte de l’évolution des stocks obligataires chinois, a indiqué un excédent d’environ 25 000 tonnes sur le marché.

Sources: Zambia Business Times revu par BNE

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